Chromique #6

Deux trois airs de rien

Je me sens comme pris parfois.

Mais oui mais non.

Petit éléphant, tu aimes bien parcourir la ville en taxi dis.

Je pensais à l’élégance de la révolte… puis au style intemporel de mon nouveau costume.

Quand ta peur.

Dans l’annuaire, j’étais entre les pages 809 et 811.

J’ai fait une longue balade en ascenseur, c’était bien.

Un père charpentier, une mère vierge, un fils magicien… quelle histoire !

J’ai le neurone numéro quarante-cinq-mille-sept-cent-quarante-deux qui se la joue.

Crois pas ce qu’on te dit, mieux vaut mélanger les langues.

Une vierge sans dessus-dessous, une image de Yann Febvre illustrant une de ses chroniques pour Magazine Aléatoire.

Après tout ce temps, tu as enfin compris que tout n’est qu’une histoire de déplacement.

À l’hippodrome, j’ai poussé deux trois airs de rien.

Comment penser par toi-même alors qu’il te reste encore des millions de livres à ouvrir ?

Cool gentil Seigneur, je voudrais très très pas disparaitre de suite, d’accord d’accord ?

Ce journal est plutôt du genre replié sur lui-même… Zut.

J’ai cru me réveiller ce matin, mais non, ma pensée était toujours d’après-guerre.

Tu préfères un bon rumsteck ou un beau Steinbach ?

Avant-hier, j’ai pas compris ce que j’ai parlé.

Retenu mon capitaine, pas d’injonctions, c’est un ordre.

J’ai la science diffuse, c’est déjà un bon début.

Texte et image : Yann Febvre.
05/1948

Et plus encore…

Mon rail (en tant que toyen). Boris Billier

Mon rail (en tant que toyen). Boris Billier

En plus de la marche arrière. Yann Febvre

En plus de la marche arrière. Yann Febvre

Les concours de circonstance. Yann Febvre

Les concours de circonstance. Yann Febvre

Une tique beaucoup plus choc. Boris Billier

Une tique beaucoup plus choc. Boris Billier

De la fuite dans les idées. Yann Febvre

De la fuite dans les idées. Yann Febvre

Même déplié. Yann Febvre

Même déplié. Yann Febvre

Mourir à l’envers. Yann Febvre

Mourir à l’envers. Yann Febvre

En que sorte. Boris Billier

En que sorte. Boris Billier