Machin-machine
Makita love
Makita visse tout ensemble
Makita perce des trous dans tout
(Est-ce que j’aime
Percer des trous ?
Je ne sais pas
Mais parfois je le fais
Je ne peux pas vivre sans maison et
Pour construire une maison
Il faut une perceuse)
Je ne me fâche jamais avec Makita
Je l’ai dans la paume et
Ça marche bien
On a une relation
Plutôt non verbale
(À l’époque, je n’avais pas beaucoup d’argent
J’ai acheté le Makita le moins cher
Plus tard, j’ai acheté un vrai Makita
Parfois, on a besoin de deux perceuses)
Makita, c’est l’outil parfait
Dans le village qui s’appelle Makita
Je construirai un petit monument à Makita
Avec Makita
Regarder la réalité de plus près permet de révéler des faits inattendus. Aussi Geneviève Genicot consacre-t-elle une part substantielle de son temps à observer les humains, les villes et les machines. Poète et autrice de fiction, elle est sociologue de formation et affectionne particulièrement la technique de l’entretien.
Ce texte a été inspiré par un entretien avec l’artiste Timo Toots, qui s’y connaît en perceuses. Makita est une marque de perceuse qui, par antonomase, désigne dans le monde du bricolage l’outil lui-même. C’est aussi le nom d’un village estonien situé non loin de Maajam, la ferme art & tech de Timo Toots et Mari-Liis Rebane.
Ce texte fait partie de la série « Me and My Machine » qui explore le rapport émotionnel des humains à leurs machines.
En savoir plus : genevievegenicot.blogspot.com — @genevieve.eva.genicot
Texte et image : Geneviève Genicot.
04/2026







