Court toujours

Les Pleureuses

À nos pieds, un tas de pelures. Sur le chemin parcouru, je les aperçois comme ayant débordé de mes poches.
Elles suivent la cohorte d’émotions, matérialisant les larmes qui se refusent à nos visages. Figures ancestrales et intemporelles, où sont passées les Pleureuses ?

Au creux de mes poings serrés, un bulbe, un oignon.

La première peau s’est déjà envolée, si légère ; pourtant, le tourment est plus profond. Dans ma main, l’effeuillage continue. Dans une vaine tentative, je pose mon autre main sur le liliacée. Trop tard, les premières effluves commencent à se répandre. Ça monte d’un coup s’attaquant au deux prunelles qui regardaient la triste scène. Je lâche prise.

Le précieux légume disparaît, et les yeux me piquent : il n’y a plus rien à retenir.

Il pleut, d’autres oignons poussent quelque part.

De pelures en larmes. Un texte d’Ernest Thinon sur une image de Diane Tham Vo.

Ernest Thinon regarde ailleurs. À ses pieds une immensité. Un monde de petits détails de nos vies, prêts à être. Il faudra les recueillir, les soulever, les dépoussiérer et les transmettre à d’autres mondes. Sur les épaules la nature et l’enfance, dans sa main un diplôme en art, tout frais.

En savoir plus : ernest-thinon.ovh

Texte : Ernest Thinon — Image : Diane Tham Vo.
10/2025

Et après…

Chant partagé. Zoé Viala

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Et maintenant. Yann Febvre

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Chut chut. Rolino Gaspari

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La palombière. Bruno Guittard

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La photographie en couleur. Bruno Guittard

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Ne prends pas peur. Caroline Pandelé

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Un manoir dans la nuit. Zoé Viala

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La moche. Yann Febvre

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